Consommation d'articles d'habillement et textile en dec. 2025
Décembre 2025 : recul des ventes de 4,3 % par rapport à décembre 2024
Les données définitives de décembre 2025 indiquent un recul de 4,3 % des ventes en valeur d’habillement et textile par rapport à décembre 2024. L’inhabituelle douceur des températures du dernier mois de l’année a pesé sur la consommation. Selon Météo-France, le mois de décembre a été particulièrement doux, notamment entre le 5 et le 22, période pendant laquelle les températures moyennes ont été supérieures de 3,5 degrés à celles observées entre 1991 et 2020.
Tous les circuits de distribution ont subi une baisse de leur activité commerciale. Les résultats sont compris entre un retrait de 0,9 % pour la VAD et un recul de 5,7 % pour les indépendants multimarques. Au mois de décembre, les chiffres d’affaires des magasins physiques ont connu une diminution de 4,8 % par rapport à décembre 2024, le commerce en ligne ayant affiché une baisse moins importante (- 1,8 %).
Les résultats du dernier mois de l’année 2025 ont contribué à dégrader le bilan de l’année. En définitive, les ventes de l’ensemble de l’année 2025 sont légèrement inférieures à celles de 2024.
Le bilan de l’année 2025 affiche un retrait de 1,6 %
Alors que l’année 2024, s’était soldée par une légère hausse des ventes (+ 0,1 % pour l’habillement et le textile, dont + 0,5 % pour l’habillement seul), le bilan de l’année 2025 affiche un retrait de 1,6 % en valeur. Les magasins physiques ont été les plus touchés (- 2,7 %) tandis que le commerce en ligne a bénéficié d’une hausse de 1,2 %.
À prix constants, l’activité commerciale a baissé de 2,1 %, ce qui indique que la hausse des prix est restée mesurée en 2025. Si l’on compare à la période pré-Covid, les ventes textile-habillement sont inférieures de 7,0 % à celles de 2019.
Des perspectives très incertaines
L’écosystème de la mode traverse un certain nombre de transformations profondes dans un contexte économique défavorable. L’évolution du pouvoir d’achat par unité de consommation mesurée par l’INSEE devrait connaître une progression inférieure à 1 % pour l’ensemble de l’année 2025.
La montée en puissance de la seconde main se confirme et l’ultra fast fashion est portée par des prix très accessibles (Shein, Temu). L’environnement concurrentiel est moins favorable pour de nombreuses entreprises, notamment dans le segment du milieu de gamme, comme le montrent les nombreuses fermetures d’enseignes depuis trois ans. Ainsi, une partie croissante du marché est accaparée par l’ultra fast fashion et la seconde-main, contribuant à restreindre les débouchés des acteurs en place.
Source : IFM Panel (Panel distributeurs de l'Institut Français de la Mode)
Pour toute question, veuillez contacter Magalie Beguin : mbeguin@ifmparis.fr